S’il est une notion galvaudée, tant son emploi est courant et touchant à des notions très différentes, c’est celle de l’énergétique. Qu’entend-on en effet par ce terme ? Car si son emploi concerne la médecine traditionnelle chinoise (ex : méridiens et acupuncture), la médecine ayurvédique (ex : la notion indienne des chakras), la tradition occidentale, le courant New Age, les chamanismes et j’en passe, la notion n’aura alors pas la même signification. Disons d’emblée que si des ponts sont possibles entre les différentes cultures, croyances et les perceptions des uns et des autres, dire qu’à travers le monde la même chose a toujours été dite est totalement faux. Ainsi, l’énergétique est plus affaire pour moi, de chemin que de système de croyance ou de dogme assimilé et doctement répété.

Mon histoire commence donc dans l’innocence de l’enfance avec un goût prononcé pour les animaux, les plantes, les pierres et la nature. Fasciné par les phénomènes naturels, je les contemplais des heures durant. Très jeune, je suis tombé sur un joli livre aux pages jaunes recouvert d’une couverture rouge : « Le secret de la fleur d’or » de Lu Tsou. Ce fut la découverte de la méditation, qui vînt nourrir une spiritualité déjà bien présente.

En effet, quelques années plus tôt, au contact de mes chats que j’aimais tant je développais une cosmogonie singulière. A travers elle, j’expliquais la création du monde et l’équilibre cosmologique de celui-ci, au travers de lois universelles. Un panthéon à la fois original et familier prenait place dans un multivers basé sur l’idée qu’il existe autant d’univers que de possibilités.

Enfant donc, j’observais et je méditais. Mon esprit fertile me faisait entrevoir des trésors d’imagination. Trop jeune pour pouvoir apprendre les mystères de l’univers auprès de vénérables êtres éveillés, je lisais beaucoup. Citons le Tao Te King de Lao Tseu (Taoïsme), une bonne part de l’œuvre de Rudolf Steiner, notamment « L’Initiation ou comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs » (Anthroposophie), et divers livres sur la méditation Zen. Plus tard j’eus la joie de découvrir l’Hermétisme et la magie qui occupèrent une bonne part de mon étude théorique.

La première fois que je mis réellement la main à la pâte j’avais 14 ans et je participais à une semaine de chamanisme. L’expérience me plut mais ne fut réitérée que récemment.

La semaine suivante, je passais mon 1er degré de Reiki avec Lionel Prono. Il reste pour moi, une personne de pure bonté, qui me partagea son amour du Christ et la notion de service dans le soin. L’année suivante, je passais alors mon deuxième degré toujours avec la même personne et ce fut là aussi une très grande joie. Cette méthode de soin énergétique transcendantale (puisque l’on fait appel à une plus grande énergie que la nôtre) m’ouvrit la porte des sensations et perceptions énergétiques. Je m’estime chanceux quant à l’enseignement reçu quand j’entends certains échos concernant la transmission du Reiki. Ici, comme toujours, il s’agit plus d’une affaire de personne que de méthode.

En parallèle à cela, j’eus la joie de découvrir le Taï Chi Chuan au sein de l’école ITCCA et que j’ai pratiqué une quinzaine d’années. La pratique incluait Qi Gong et méditation. Ce fut une autre manière d’explorer le corps, les tensions et les résistances, la souplesse, et la beauté du geste juste.

À 18 ans, voulant continuer à explorer le sujet, j’eus la désagréable expérience de tomber sur un gourou, comme cela peut arriver quand on est jeune et non averti. C’est dommage parce qu’il y a aussi des gens très sérieux, compétents et sincères dans le domaine. Une bonne lecture de « Se libérer du connu » de Krishnamurti et tous les dogmes assimilés volèrent en éclat.

Plus tard, je fis la connaissance de Jana spécialiste en lithothérapie et astrologie auprès de qui je pus expérimenter intensément l’usage des pierres et qui m’initia au 3ème degré de Reiki. Elle me présenta Délio, un magnétiseur exceptionnel, devenu depuis un ami. Je reçus un grand nombre de soin de ce dernier, ce qui me permit de véritables libérations et initiations ouvrant un peu plus le champ des perceptions énergétiques.

Parallèlement, je fis mes études en Ostéopathie, qui m’ont apporté un grand nombre de connaissances théoriques et pratiques. Cela me montra aussi l’importance du corps et de la libération de celui-ci dans le soin. Au cours de mes études, je sentis une nouvelle énergie passer à travers moi. J’avais trouvé mon propre canal.

Dans la foulée, j’entrepris la formation Lemniscate Processus en psycho-énergétique chinoise (étude des tempéraments) d’une durée de 30 jours sur une année auprès de la très sérieuse école du Jardin Intérieur à Nîmes de François Loutrel et à laquelle étaient affiliées mes différentes écoles de Taï Chi.

Après mes études, j’eus aussi la chance de rencontrer Claire Ayméric, Ostéopathe, qui me fit découvrir l’Ostéopathie Biodynamique. Depuis lors, je suis plusieurs séminaires par an pour avancer dans cette discipline ardue, qui n’enseigne aucune technique mais invite davantage à changer son regard sur les choses. Ici, on apprend à retrouver l’état d’innocence permettant d’être touché par une autre intention que la nôtre. En faisant confiance au processus thérapeutique alors en présence, une guérison est possible.

En parallèle, je fis la connaissance de Yorick Aniel qui me fit découvrir la psychanalyse et le nécessaire passage par l’exploration de « son ombre » (les blessures) pour retrouver qui nous sommes. Je suis depuis convaincu que certains « échecs » en spiritualité et « développement personnel » sont dus à la tentation de vouloir recevoir les « cadeaux du ciel » sans avoir plongé suffisamment en soi pour reconnaître, mettre en lumière et accepter ses blessures.

Yorick me fit aussi découvrir le chamanisme. Une autre manière d’explorer qui l’on est, dans la rencontre avec l’autre et dans la rencontre avec soi. Une nouvelle porte de perceptions et de nouveaux possibles s’éveillent alors. En m’ouvrant son cercle, Yorick me présenta Sylvie Di Scala, elle aussi chamanka, chez qui je reconnus immédiatement la profondeur de l’être. C’est avec cette dernière et accompagné de Yorick que j’ai fabriqué mon tambour chamanique. L’expérience fut magistrale, notamment lors de la cérémonie de la rencontre de la mailloche et du tambour (symboliquement du féminin et du masculin).

Qu’est-ce donc pour moi l’énergétique ?

Tombé dans la soupe quand j’étais petit avec une mère homéopathe et acupunctrice, j’ai découvert les bienfaits de cette première notamment sur la psyché et la faculté de régulation impressionnante de la seconde. Avec le Taï Chi chuan, j’ai exploré une autre facette de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Le Reiki m’a ouvert la porte du soin par imposition des mains par canalisation de l’énergie.

Les nombreux soins reçus en kinésiologie, Reiki, acupuncture, magnétisme, chamanisme, ainsi que le travail de psychothérapie, hypnose, psychanalyse m’ont montré une large palette de possibilités. Cela m’a permis de comprendre qu’on ne sait pas toujours où, quand, ni comment le soin va agir. En fonction du thérapeute, du lieu et du moment, de l’état du patient et de sa situation, les effets seront variables.

La Biodynamique m’a ouvert la porte à des perceptions et disons le carrément, à un monde nouveau. Un vaste Océan silencieux et vivant. Elle m’a aussi permis d’être touché par la méditation.

Les différentes approches de l’hypnose et plus tard le chamanisme m’ont permis l’exploration de mondes intérieurs, un peu pareil au rêve (états modifiés de conscience).

Le travail personnel, que ce soit par la lecture, les nombreuses conférences et séminaires suivis, a nourri ma vision toujours un peu plus fine du soin en énergétique. Et cela m’a fait prendre conscience de la nécessité absolue d’une éthique et de la recherche d’une forme de neutralité dans le soin.

L’énergétique donc, c’est un peu tout cela à la fois. A la base réservée au domaine de l’invisible, c’est-à-dire de l’impalpable, de l’intangible, de l’irrationnel ou du subjectif, on voit bien au travers de mon expérience que le terme inclus des strates multiples se faisant échos. Il devient ainsi polysémique, incluant aussi bien les corps subtils, la circulation d’énergies, que des expressions plus individuelles comme des croyances, des blessures, ou le cheminement de la conscience, ainsi que des réalités transcendantales du type « force thérapeutique de vie ».

On y trouve donc des dimensions variées comme la psychologie (histoire personnelle, rêves, blessures), le soin physique-énergétique (ex : remplir les vides, et décongestionner les pleins) ou la reconnexion avec des forces de croissance et de développement. Le soin, est ainsi fait à différents niveaux qui ont tous besoin d’une attention spécifique à des moments différents de notre histoire.

Mon approche reconnait tous ces niveaux et tente d’être holistique. En utilisant aussi bien des techniques musculosquelettiques de l’Ostéopathie classique, ou du soin intuitif par imposition des mains afin de rééquilibrer la contrepartie énergétique du corps physique. Mais aussi, la reconnexion avec nos potentiels de guérison à la fois par le soin par canalisation, que par l’Ostéopathie Biodynamique qui se laisse porter au-delà des corps vers le monde des principes. Enfin, si cela se présente, l’accompagnement d’une guérison émotionnelle spontanée, avec la neutralité et le respect que cela suppose.

L’énergétique ça n’est donc pas juste la mobilisation d’énergies dans et autour de corps, c’est aussi l’ouverture de champs d’expériences immenses comme des réalités psychiques ou spirituelles.

Chaque tradition a créé son système et ils ne se répondent pas forcément. La Médecine Traditionnelle Chinoise nous parle de méridiens, de tempéraments, elle a une approche analogique. L’ayurvéda conçoit aussi le monde par analogie mais on y trouve plutôt la notion de chakras ou roues d’énergie. Le magnétisme nous apprend à mobiliser l’énergie, ressentir, purifier, etc. Et le soin énergétique dit transcendantal nous apprend à ne pas utiliser nos propres ressources énergétiques mais à canaliser des énergies supérieures et tant qu’à faire spirituelles.

En conclusion, l’énergétique est un vaste domaine d’expérience et d’exploration. Les ressentis sont propres à chacun, tout comme les images et les idées que l’on s’en fait. Il n’y a pas une vérité en ce domaine mais des traductions individuelles des expériences vécues. Chacun selon ses ressentis et son expérience peut se forger ses propres opinions. Je vous souhaite une bonne exploration sur le chemin de la conscience.

 

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